Combien touche réellement un serrurier ?

Par | Le 27/06/2016 à 11:05

Disposer une serrure, débloquer une porte, réparer un mécanisme ou installer un nouveau système de sécurité, le métier de serrurier comporte de nombreuses missions. Bien souvent, ces artisans ne comptent pas leurs heures et travaillent toute la semaine. Avec un tel emploi du temps et des tarifs qui varient en fonction des moments de la journée, quelle peut être leur rémunération ?

Des salaires en fonction de catégories

Le métier de serrurier s’est largement développé au fil des ans. Ces artisans sont désormais des spécialistes de tous les systèmes de fermeture et l’augmentation des cambriolages ou de l’insécurité a modifié leur rythme et leur façon de travailler. Les nouvelles technologies ont aussi contribué à l’évolution de ce métier et les a poussé à se perfectionner.

La majorité des serruriers travaillent du lundi au dimanche, souvent tard le soir. Cependant, tous ne touchent pas la même rémunération, celle-ci dépendant principalement de la catégorie à laquelle appartient le professionnel. On trouve généralement 4 niveaux de catégories : l’ouvrier d’exécution, l’ouvrier professionnel, le compagnon professionnel et le maître ouvriers ou chef d’équipes. En 2012, le salaire brut respectif pour chaque position était de 1 438€, 1 570€, 1 836€ et 2 122€.

Cependant, difficile de se fier à ces chiffres qui n’englobent pas les heures supplémentaires ou celles effectuées de nuit et pendant le week-end. Selon le site spécialisé de serrurier Paris, un artisan qui travaille à son propre compte « gagne avec ce statut un revenu moyen de 2 250€« , une rémunération qui varie « en fonction des régions et de bien d’autres facteurs« .

Peut-on réglementer le salaire du serrurier ?

En mars 2013, l’Inspection générale des finances (IGF) a rendu public un rapport confidentiel portant sur le fonctionnement de 37 professions dites « réglementées », dont l’accès et l’exercice est supposé être conditionné à la possession de qualifications spécifiques.

Plusieurs de ces métiers ont été pointés du doigts, car ils bénéficiaient de privilèges. Le revenu mensuel net d’un serrurier était estimé à 1 778€. Pour ces professions, les auteurs du rapport préconisaient d’alléger « les contraintes de qualification restreignant l’accès à des tâches artisanales », en imaginant par exemple un statut « de professionnel de proximité » qui permettrait à des personnes sans bagage précis de réaliser des « tâches élémentaires ».

Pour le moment, aucun changement n’a été amorcé.

source http://lejournaldeleco.fr